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et si on Appliquait le Programme des Centristes ?

183K views · Dec 21, 2025 · News & Politics

Comments · 1K

  • @comicsranger · 9 months ago

    Ça fait pas 10 ans qu'ils sont au pouvoir ?

    620

  • @nowzz6816 · 9 months ago

    Ahahah Glucksmann en miniature merci pour ca

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  • @CUP1D0N · 9 months ago

    L’honnêteté intellectuelle de cette série mérite d’être soulignée.

    167

  • @paulericnguidjoilikeng5734 · 9 months ago

    Bonsoir s'il vous plaît . Pouvez vous faire une vidéo pour expliquer comment l'Allemagne et les Pays bas ont réussi à avoir un équilibre budgétaire . Merci

    162

  • @legoat705 · 9 months ago

    Coucou toi qui voit ce commentaire je te souhaite un bon dimanche !

    222

  • @mrlambda7580 · 9 months ago (edited)

    La vidéo raisonne exclusivement en macro-économie comptable, comme si l’économie nationale n’était qu’un jeu abstrait d’équilibres budgétaires, de ratios et d’incitations fiscales. Or une économie réelle ne se réduit jamais à une feuille Excel. Elle est un système productif concret, enraciné dans un territoire, dans des infrastructures, dans une énergie disponible, dans une base industrielle, dans des compétences accumulées et, surtout, dans un État capable de penser le long terme. Faire comme si ces dimensions n’existaient pas revient à traiter une nation comme une entreprise déficitaire à restructurer, non comme une puissance à organiser.<br><br>Réduire la situation française à un problème de « trop de dépenses » ou de « trop de fonctionnaires » revient ainsi à ignorer la structure réelle de la création de richesse. Un emploi industriel génère en moyenne plusieurs emplois de services en aval, dans la logistique, l’ingénierie, la maintenance, le commerce ou la recherche. À l’inverse, la désindustrialisation n’est jamais compensée par le tertiaire, qui se contente d’accompagner ce qui existe déjà. Une nation sans industrie ne s’ajuste pas progressivement : elle déclasse brutalement, en perdant à la fois ses emplois qualifiés, ses recettes fiscales et sa capacité d’innovation.<br><br>L’un des dogmes les plus trompeurs de ce discours est l’idée selon laquelle la compétitivité industrielle émergerait mécaniquement de la baisse des impôts, de la flexibilisation du travail, de la réduction de l’État et de l’ouverture intégrale des marchés. L’histoire économique montre exactement l’inverse. Aucune grande puissance industrielle ne s’est développée de cette manière. L’industrie suppose : des énergies abondantes et bon marché, un potentiel minier sécurisé, des subventions massives, des positions monopolistiques ou oligopolistiques protégées, une planification sectorielle, énergétique et technologique, une politique de recherche et développement publique. C’est ce qu’on appelle le colbertisme technologique.<br><br>Les États-Unis n’ont pas créé Internet, le spatial, l’aéronautique ou la Silicon Valley par le marché libre, mais par le complexe militaro-industriel, la commande publique et la recherche fédérale. La Chine, le Japon, la Corée du Sud se sont industrialisés via : des conglomérats soutenus par l’État (zaibatsu, chaebols), une fermeture sélective des marchés, une guerre économique assumée. Même l’Allemagne protège son Mittelstand par des banques publiques régionales, une politique énergétique favorable et une stratégie d’exportation agressive. Le discours austéritaire demande à la France ce qu’aucun pays industriel n’a jamais fait : se développer sans outils de puissance.<br><br>Le point décisif, systématiquement évacué dans cette vidéo, est la monnaie unique. Le FMI lui-même (External Sector Report) reconnaît que : l’euro est surévalué pour la France de 10 à 15 %, et sous-évalué pour l’Allemagne de 10 à 20 %. Les conséquences sont mécaniques : sur-compétitivité allemande artificielle, sous-compétitivité française structurelle, déficit extérieur chronique, désindustrialisation accélérée. Dans un régime monétaire national, le franc aurait naturellement dévalué, rétablissant un ajustement automatique, restaurant la compétitivité, limitant les délocalisations et améliorant la balance commerciale, donc les recettes fiscales.<br><br>Entre 1945 et le premier choc pétrolier, la France disposait précisément de ces leviers aujourd’hui disparus. La dévaluation constituait un instrument central du plein emploi et de la croissance réelle. La Banque de France pouvait financer une partie des investissements publics et industriels sans passer par les marchés financiers. Le contrôle des capitaux permettait de limiter l’évasion fiscale, l’arbitrage permanent des multinationales et la spéculation. L’Union européenne interdit ces trois instruments fondamentaux. Le résultat est simple et implacable : l’État s’endette désormais à la place du taux de change.<br><br>Si la France dépense beaucoup, ce n’est donc pas par laxisme, mais parce que l’État compense ce que l’euro interdit d’ajuster macro-économiquement. Exemples : CICE : ~20 Md€/an Exonérations de charges : ~70 Md€/an Abattements fiscaux : ~168 Md€ TVA réduites subventionnant des secteurs entiers. L&apos;état finance la protections sociales alors que les autres pays le font porter aux entreprises. Ils constituent un modèle de compétitivité par l’État, typique des pays privés de souveraineté monétaire, dans lesquels l’effort de compétitivité est transféré du change vers le budget public.<br><br>À cela s’ajoute un cadre européen qui interdit toute véritable stratégie industrielle. Les subventions ciblées sont strictement encadrées, les marchés publics doivent être ouverts à la concurrence, le protectionnisme stratégique est proscrit et la guerre économique est niée comme concept. Résultat : Arcelor, Alcatel, Péchiney perdus, Alstom démantelé, Airbus, Ariane, Stellantis européanisés, le complexe militaro-industriel menacé (Dassault non prioritaire), le nucléaire fragilisé par des règles absurdes. Ce n’est pas une mauvaise gestion française : c’est une dépossession organisée.<br>À ce rythme, l’horizon est parfaitement lisible. L’Outre-mer s’affaiblit, les ressources stratégiques sont promises au bradage (hydrogène, potentiel minier de la France), l’épargne est appelée à être mobilisée, les dettes mutualisées au détriment des nations, et la France se voit assigner un rôle d’espace touristique et culturel, sans puissance productive ni stratégique. L’austérité n’est pas une solution dans ce cadre : elle en est l’aboutissement logique.<br><br>Ce discours austéritaire accuse la France d’échouer dans un cadre qui la condamne structurellement. Il confond discipline et impuissance. La question n’est pas : « La France dépense-t-elle trop ? » Mais : Pourquoi a-t-elle été privée des moyens de produire, d’ajuster et de se défendre économiquement ? Sans souveraineté monétaire, industrielle, énergétique et stratégique, l’austérité n’est pas un remède. C’est une gestion comptable du déclin.

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  • @Sinless_7 · 9 months ago

    Merci pour tout ces scénarios!

    11

  • @PaulPEIGNON-yy6cw · 9 months ago

    Vraiment la petite notif « nouvelle vidéo de crésus » c’est toujours un plaisir 😌 j’adore déjà ce dimanche ! <br>Merci pour la vidéo

    4

  • @olgaol123gaolga · 8 months ago

    A quand les interview de politiques ???!! Ça serait de la bombe !

    6

  • @barbosa2976 · 9 months ago

    Il existe une anomalie chez les macronistes : chaque réforme semble se résumer à une simple réduction du budget alloué. Il n&apos;y a ni innovation, ni véritable changement de modèle, seulement une gestion purement financière. Comment anticiper les enjeux à venir ?

    23

  • @traffy1307 · 9 months ago

    Merci de bien lettre la lumière sur le rapport à l&apos;UE des candidats c&apos;est LE critère déterminant que personne ne semble calculer

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  • @user-nm4xt1qj2c · 9 months ago

    Excellente vidéo, merci beaucoup! Continuez comme ça vous faites un travail très intéressant.

    3

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